Première visite au stade Saputo de l’année

Mes ami.e.s m’ont offert comme cadeau pour souligner mes quarante ans des billets pour un match du CF Montréal. Très bons billets d’ailleurs, achetés lorsque l’équipe gisait dans les bas fonds de la médiocrité et que certains faisaient des rabais pour une place au stade Saputo. J’étais également fort heureux de revoir ces ami.e.s alors que le beau temps faisait un retour. 

Comme d’habitude, les deux mêmes personnes, moi inclus, ont dû attendre le reste de la troupe au taillage, mais les autres sont arrivés avec nourriture et rafraichissement alcoolisés, donc tout est pardonné. J’invite tout le monde à assister à ces avant-matchs forts sympathiques, créés par les partisans, qui démontrent les liens forts de cette communauté. Au-delà des résultats sur le terrain, ce qui m’apparaît le plus important c’est de renforcer l’esprit de famille de l’Impact, qui dépasse la simple consommation de produits de divertissement. L’attachement va au-delà d’une équipe, il touche également tout ceux qui y adhèrent. 

Du côté sportif,ce fut un bon match, mais heureusement que le Orlando vise aussi bien que des Stormtroopers. Malgré cela, le Bleu-blanc-noir, s’est bien ajusté en deuxième demie. L’entrée de Romell Quioto a pour sa part, totalement redynamisé le jeu offensif des Montréalais devant un adversaire qui commençait à montrer des signes de faiblesse. 

Le clou de la soirée a été la vague que les fans ont perpétuée durant une bonne dizaine de minutes. C’est bien la victoire, mais de revoir son stade quasi complet retrouver sa bonne humeur, c’est encore mieux. En espérant que le plaisir continue!

Avoir 40 ans

Je n’étais pas au stade olympique et je n’ai pas regardé le match à la maison. Quoi! Moi, manquer une partie des impacts, soirée de retour a la maison par-dessus le marché? Et oui, mais j’avais une bonne raison: je faisais mon entrée dans le club des vieux croûtons, je soulignais mon quarantième anniversaire de naissance.

De toute façon, pensai-je, le stade n’est qu’un tombeau de béton où l’ambiance va mourir avant de ressusciter au printemps avec le premier match au stade Saputo. 

Je peut-être manqué de sports cette semaine-là, mais l’organisation d’une fête, même assez modeste peut s’avérer un exercice ardu. Trouver une date qui satisfassent les invités, restaurant, bar, les invitations et s’assurer que tout le monde ait les bonnes informations, ça prend de la charge mentale, une chance que ma sœur s’est portée volontaire comme co-organisatrice.

J’ai commencé la festoyer tôt, car mes parents voulaient me donner mes cadeaux avant de se rendre au restaurant. Quelques verres de vino, déjà dans le système, pour calmer la nervosité et le début de la crise de la quarantaine, me donnais l’impression d’être à un avant-match au grand soleil, dans le stationnement du centre Claude-Robillard. Comme dans tout, être ponctuel est une bonne chose, surtout pour ceux devant entrer au stade olympique. Je peux me consoler en pensant que je ne me suis pas resté dehors au froid à manquer le début de la partie.

Car malgré le tapage dans le restaurant et les entrecroisements des conversations entre amis, j’ai réussi à regarder le début de la partie. Dès le départ, un but sur penalty, ça regardait bien. Mon assiette arrivant, je pouvais me concentrer à discuter avec chacun des invités.

Je n’aime pas ces gros groupes, car on n’a pas vraiment le temps de parler à tout le monde. J’aurais aimé avoir un peu plus de temps avec chacun des membres de ma famille et mes amis. J’ai quand même eu le temps de faire des promesses à plusieurs d’entre eux sur l’effet de l’alcool, toujours un signe de fiabilité… 😉

Durant le repas, j’ai consulté mon téléphone qui m’indiqua un score de 1-1. Aussi bien retourner à mes amis, ça sentait une quatrième déception de suite pour les Montréalais en gris.

Avant de quitter le restaurant, j’ai regardé une autre fois : 2-1 pour les Unions de Philadelphie! Et bien, mon intuition était juste! Comme j’ai bien fait de consacrer cette soirée à la célébration de ma propre personne.

Avant de continuer la fête au bar, j’ai remis de petites surprises à chacun des invités. Je ne dévoilerai pas la nature de celles-ci, car certains de mes camarades ne les ont pas encore reçus. C’est avec bon entrain que nous avons continué la soirée.

Comme je suis rendu vieux, la soirée ne s’est pas terminée trop tard. Très tard, mettons pour un plus de trente ans; pas vraiment tard, si on se fie à mes folles années de prime jeunesse. J’avais toutefois la tête qui tournait un peu. Quand j’ai vu le score final du match, 3-2 pour les impacts, je me suis demandé si l’alcool me jouait des tours. 

J’ai regardé les faits saillants dans mon lit, tout en m’hydratant convenablement pour ne pas avoir une gueule de bois le lendemain. J’ai quand même eu la gueule de bois le lendemain. Ça avait l’air d’un beau match… Un match historique même! Espérons que cette rencontre sera un point tournant dans la saison. 

Pour ceux qui étaient au stade, ils le considèrent sûrement comme un moment inoubliable. De mon côté, je me souviendrai de mon anniversaire avec beaucoup de gratitude, car c’est toujours important de s’entourer des gens que l’on apprécie.

Mes vacances « baseball » cet été

Cet été, j’ai réalisé un rêve un peu fou et très particulier.  J’avais depuis longtemps l’idée de parcourir le Québec régional dans le but de visiter ses microbrasseries et assister à des matchs de baseball qui y survit encore.

Le baseball peut aussi être un bon prétexte pour visiter le Québec et de sortir des sentiers battus.  Nous ça été la bière, mais il y a des artisans, des restaurants, des musées, des campings, des sentiers de VTT, ou des pistes cyclables un peu partout, ce n’est pas les activités qui manquent.

Mon périple a commencé en quelque sorte avec un match de l’Impact la veille de ma « tournée », et quel match ! Un tour du chapeau de Drogba, Patti qui tricote de bas et sert des tasses de café à l’équipe adverse toute la soirée, en plus de Mancosu qui marque à sa présence avec le club montréalais… Avec les ultras en feu, le Stade Saputo a failli exploser.

Alors avec toute cette émotion, je me suis couché tard, pour partir au petit matin pour un match de baseball de la ligue Can-Am au Stade Municipal de Québec en après-midi.  Je m’attendais a un peu plus d’un match entre les Capitales et les Aigles de Trois-Rivières.  Les visiteurs l’ont emporté 4-1 sur des erreurs…

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Match Aigles de Trois-Rivières @ Capitales de Québec

La première impression que j’ai eu au match des Capitales de Québec, c’est la quasi-absence de minorités visibles dans les estrades.  Pour le gars de Villeray, ce genre d’environnement est toujours un peu déconcertant…

On a été moins chanceux à Trois-Rivières, le match a été reporté pour cause de pluie.  On a fait un peu de visite, on a bu beaucoup plus que prévu. (NDLR : Finalement, on a pu utiliser nos billets pour un match durant la fin de semaine de la fête du Travail, on a eu droit a un match de fou où les Aigles l’ont emporté 10-9 en dixième manches).

Après un arrêt à Magog, nous sommes allés voir deux matchs à Coaticook et à Sherbrooke.  Je peux vous certifier que le baseball dans les Cantons-de-l’Est, c’est sérieux. Le stade à Coaticook est assez surprenant pour une « petite ville »; celui à Sherbrooke est un peu moins beau, mais on y compense largement par l’ambiance et l’organisation.  Bref, on a eu bien du fun.

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Stade Municipal de Québec

Au baseball, comparativement aux autres sports, le niveau de jeu n’a aucune influence sur mon appréciation du spectacle.  J’aime le soccer, j’adore l’Impact, mais je ne crois pas que j’aurais beaucoup de plaisir à regarder un match de semi-pro avec le même plaisir.  Lorsqu’on passe dans un parc où il y a un match de baseball, il est plus que fréquent qu’on arrête pour regarder. C’est un sport qui « impose » la pause, qui fait arrêter le temps, ce que les gens ne font pas dorénavant assez…

Le meilleur moyen de perdre 3 à 4 heures dans une journée, car aller un voir « une game de balle », il faut accepter de perdre son temps. C’est prendre une pause avec le rythme effréné de la vie moderne. C’est aussi un acte de Foi, car on sait lorsque ça commence, mais on ne sait jamais lorsque ça va finir.  Regarder du baseball, c’est plus anticiper le dénouement du jeu, que le jeu lui-même. La beauté de ce sport réside plus dans l’imprévu, l’inespérée, la différence étant toujours faite lorsqu’un des joueurs effectue une action considérée au-delà de ses capacités.

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Match Cactus de Victoriaville @ Expos de Sherbrooke, Stade Amédée-Roy

Certains en visite aux États-Unis vont voir des parties des ligues majeures comme si c’était quelque chose d’exotique, comme je l’ai déjà fait au Wrigley Field à Chicago.  Pour beaucoup, le baseball ne fait déjà plus partie de nous, mais les Québécois jouent au baseball depuis plus d’un siècle.  Le baseball, c’est un élément de notre héritage, de notre identité.

 

Toutefois, le manque de leadership des Expos d’emmener des Québécois dans les ligues majeures, de prendre prendre possession véritablement de ce sport, de donner aux jeunes athlètes québécois un autre domaine où ils pouvaient exceller, peut expliquer que ce détachement fut aussi facile ces dernières années.

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Stade Expos de Sherbrooke @ Big Bill de Coaticook, Stade Julien-Morin

Aller voir un match de baseball en Région, c’est un peu comme assister à une assemblée de comté du PQ, beaucoup de têtes blanches, pas beaucoup d’immigrants, une poignée de fanatiques et deux-trois touristes… Le baseball est devenu en quelque sorte un acte de survivance et du même coup une réaction à de profonds changements qui bouleversent la société québécoise.  C’est un lien avec un passé qui s’efface tranquillement…

Il faut arrêter de croire que le « retour du baseball » passe par un retour des Expos. Avant 1968, les terrains de baseball étaient remplis partout sur le territoire du Québec, les joueurs québécois dans les ligues majeures étaient tout aussi rares et personne ne semblait s’en soucier.

C’est pourquoi je crois qu’il faudrait une équipe sénior ou Can-Am, plus près du centre-ville (sur le Plateau ou quelque chose du genre) et il faudrait même la présence de ces équipes de niveau « inférieur » à Montréal, même si les Expos revenaient s’installer dans la Métropole. Premièrement, cela donnerait accès à un niveau supérieur aux joueurs québécois et montréalais. Ensuite, permettrait à certains quartiers de renforcer leur sentiment d’appartenance, en ayant un lieu de rencontre.  Car, il y a toujours de la place au baseball et le baseball accueille tout le monde, c’est le plus démocratique des sports. Les bons joueurs sont ceux qui réussissent un coup sûr environ, 3 fois sur 10. On célèbre en quelque sorte les moins pires plutôt que les meilleurs, tout le monde peut s’identifier à ce genre d’athlètes.  C’est pourquoi je crois que le plan d’action de la Ville de Montréal pour le baseball est une bonne chose, il était temps qu’on réinvestisse un peu dans ce sport oublié. Expos ou pas Expos, je crois que cela ne peut être que bénéfique pour les jeunes, nos infrastructures sportives, et l’augmentation de l’activité physique.

Il serait temps de gagner… pour vrai.

montreal_impact_mls_logoCher Impact de Montréal,

Tout au long de l’année, on a attendu ce point tournant, ce moment qui allait dévoilé la grande équipe promise depuis la fin de l’année dernière.  Tout ce qui est arrivé cependant depuis de la saison 2016, c’est qu’on a échangé constamment  notre perception de la saison entre celle du verre à moitié plein et celle du verre à moitié vide. Tout est à demie teinte : un début de saison fracassant suivie de nulles à répétitions, les blessures, les joueurs qui quittent et ceux qui reviennent.  On a repris espoir avec une immense victoire à la maison contre Philadelphie, peu après une défaite horrible contre Chicago, pour être témoins ensuite un gain miraculeux à Toronto avec seulement 10 joueurs, pour s’effondrer encore une fois contre Orlando à la maison… Cette équipe n’a jamais su atteindre sa vitesse de croisière, jamais eu de momentum.

Sérieusement, ça vous prend quoi ? Car tout le monde sait que vous avez tous les ingrédients pour réussir.  Lorsque vous êtes en feu, rien ne peut vous arrêter, vous survolez la ligue, vous impressionnez, vous avez l’air de quelque chose comme une grande équipe. Malheureusement, vous sortez votre meilleur jeu seulement lorsque vous devez réagir aux événements, comme à Toronto par exemple. Il faut constamment vous secouer pour vous faire réagir. Vous êtes bons pour défendre votre honneur, mais l’instinct du tueur vous ne semblez pas l’avoir.

Et pourtant, ce n’est pas la motivation qui vous manque, la fenêtre d’opportunité n’a jamais été aussi belle.  Malgré tout, votre popularité augmente. Vous devez faire quelque correctement…

Vous oeuvrez dans une société en pleine mutation et en quête de repères, vous pourriez indiquer la voie au lieu de vous chercher match après match.  Vous devriez vous rendre compte un peu plus de la bouffée d’air frais que vous offrez dans le paysage montréalais, dominé par le trop convenu et contrôlant Canadien de Montréal qui présente un produit moyen à des vieux riches dépassés se contentant des succès d’une époque révolue.  Les bouffées d’air frais sont rares pour le Montréal multiethnique trop souvent caché par une version générique au teint aussi beige que ses propos. Et ceux qui osent briser cette hégémonie se  voient porter au pilori. L’unanime et immobile Québec semble pareil partout, surtout dans l’univers sportif où le gros rire gras du mononcle enterre tout langage coloré provenu d’ailleurs. Cette société tricotée serrée a délié ses liens depuis plus d’une décennie, et si de plus en plus de voix se fond entendre, le climat de suspicion, de démagogie et d’intolérance devient assez lourd à porter. Les gouvernements, eux, ont trop souvent remplacé les projets de société pour du mépris. Au Québec, la différence est un bruit de fond, un morceau de décors, elle n’est jamais présente à l’avant-scène.

Vous ne vous en rendez pas assez compte, mais vous montrez un visage que l’on ne montre pas (ou presque pas) au Québec. Celui d’une diversité décomplexée qui ne demande aucune permission pour accomplir de grandes choses.  De la ligue des Champions et des séries l’année dernière, à toutes les remontées folles et au match contre Toronto cette année. Chaque semaine vous gagnez des adeptes, conquis par l’ambiance exaltée du Stade Saputo.  On se demande encore pourquoi il y a autant de désarroi de votre côté ?

Il y a l’Histoire qui n’attend qu’à être écrite. L’Impact n’est peut-être pas l’équipe avec la plus grande valeur marchande, avec les plus grandes assistances ou le plus d’abonnements de saison; c’est qui est unique, c’est le contexte social dans lequel il s’inscrit qui va au-delà même du fait français en Amérique du Nord. C’est, peut-être malgré lui, le symbole d’une génération et d’une vision différente du Québec. Bref, si vous gagnez, ça veut dire plus qu’une simple victoire sportive. C’est aussi dire à tant de gens que l’espoir n’est jamais véritablement mort, que le triomphe existe, que l’histoire peut se terminer, qu’on peut tourner la page et commencer un nouveau chapitre.

 

 

Y’en aura pas de facile…

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… À première vue ça sonne bien en maudit, mais quand l’adversité te frappe en pleine gueule, t’aurais préféré que ton parcours de vie soit une jolie promenade dans les bois, pas l’escalade du mont Everest…

L’été s’annonçait radieux pour notre Impact national, mais la dernière fois qu’ils ont gagné, on avait nos tuques sur la tête, un foulard autour du coup et on roulait encore avec nos pneus d’hiver… On a encaissé les nulles, c’est des points en banque, mais avec la défaite à Orlando, la panique commence à s’installer…

Et puis, il y a un foutu Belge qui se blesse dans la vieille Europe et on apprend que Saint-Laurent de la Défense ira le remplacer à l’Euro… Catastrophe ! Le meilleur défenseur de la MLS absent pour un mois, dans une équipe qui se cherche encore… Une longue traversée du désert nous attend mes amis… Notre Foi sera mise à grande épreuve.

J’aimerais vous rappeler qu’on parle de l’Impact de Montréal… Que l’on qualifie comme étant « le meilleur show en Ville », mais l’Impact de Montréal ce n’est pas seulement une ambiance, du spectacle, c’est une suite ininterrompue de drames, de rebondissements et de controverses.  L’Impact de Montréal ce n’est pas juste un « le meilleur show en ville », c’est en fait le meilleur téléroman sur la planète.

Là haut dans les cieux, l’Impact à son propre Réjean Tremblay, son « gars des vues » céleste qui écrit sa saison, avec différents épisodes…des bons, des moins bons et une finale qui, espère-t-il, sera satisfaire les supporters, tout en leur donnant le goût d’être fidèle au poste la saison prochaine. Car si au niveau sportif ça laisse à désirer, au niveau narratif c’est de l’or en barre, c’est tout un show !

Après avoir casser la baraque avec deux victoires complètement folles, l’Impact avait réussi à se maintenir au classement dans l’Est avec des victoires en demi-teinte, après une défaite contre le Toronto FC, le Bleu-Blanc-Noir ne fait plus que des matchs nuls, certains étant carrément décevants, d’autres des morceaux d’anthologie. Partout, on cherche des causes, mais les blessures ont frappé l’équipe qui n’a jamais vraiment aligné un XI partant avec ses meilleurs effectifs dans la meilleure forme possible.

« On va à la guerre avec l’armée qu’on a, pas celle qu’on voudrait avoir » disait le vieux Rumsfeld avant le désastre de la deuxième invasion de l’Irak, mais en ce moment il y a autant de trous dans à boucher dans l’alignement de l’Impact que sur une rue de Montréal… c’est tout dire.

Faudra passer au travers, faudra affronter l’adversité, faudra se forger le caractère.  Comme l’a dit Piton Ruel : « y’en aura pas de facile ».

Vous vous souvenez 2015, le passage rédempteur en Ligue des Champions, le but expiatoire de Cameron Porter contre Pachuca dans les arrêts de jeux, les 60 000 personnes dans le Stade pour la finale crève-coeur contre Amèrica… là aussi un terrible creux de vague qui s’est terminé par le départ de Klopas et l’arrivée messianique de Didier Drogba. Une fin de saison grandiose et s’est terminée un peu abruptement en séries, l’équipe un peu vidée avait trébuchée contre Columbus… Mais tout le monde se disait : « en 2016, ça sera moins chaotique, on pourra se concentrer sur le championnat MLS, l’équipe sera mieux soudée, avec tous ces joueurs on va piétiner les adversaires un à un jusqu’à la coupe ». Déjà on plaçait nos chaises pliantes sur la Sainte-Catherine pour la parade… dur retour sur terre pour les Montréalais.

Dites-vous que tout ça, c’est arrangé avec « le gars des vues », et comment on écrit ça une « bonne vue » ? Tout d’abord, il faut accrocher le spectateur, le saisir, l’émerveiller dès le départ et surtout le lier émotionnellement avec le ou les personnages principaux. Ensuite, on vous montre qu’ils ont les capacités pour vaincre, pour vous faire douter quelques moments plus tard en mettant devant eux un obstacle insurmontable qui à la toute fin sera déjoué due aux qualités intrinsèques des héros. À moins que ce soit une tragédie, là c’est la même chose, mais ça finit mal et on sait tout au long que ça va mal finir… que tout est perdu… qu’on peut ne rien y faire. Alors la saison 2016, une fin heureuse ou malheureuse ?

On parle ici de la MLS qui malgré tous ses nombreux défauts, démontre une grande parité entre les différentes équipes qui la compose.  Portland, le champion 2015, avait gagné le match de barrage dans la conférence de l’ouest en fusillade, après que tous les joueurs des deux équipes aient passé, il fallut s’en remettre aux gardiens de but pour départager le gagnant. Qui aurait prédit une chose pareille, on se serait cru dans un film !

Tout est encore possible, du meilleur comme du pire… il faudra être patient et attendre jusqu’à la fin. Au moins, jusqu’à ici on ne peut pas dire que l’intrigue est mal ficelée, on a tous déjà hâte au prochain épisode. 😉

 

 

 

Ma Tuque Magique des Jets de New York…

Et oui, je suis l’heureux propriétaire d’une tuque laide des Jets de New York qui m’a coûté le faramineux prix de… 6,00 $.  Pourquoi, j’ai une Tuque laide des Jets de New York à 6 $, et bien c’était l’item le moins cher que je pouvais prendre pour avoir un livraison gratuite, alors que je commandais une belle casquette des Expos.

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Alors ma Tuque traîne dans mon appartement où plein de choses traînent et alors que j’allume ma nouvelle TV, je redécouvre le Football de la NFL le dimanche après-midi…  les Jets jouent contre les Giants et ils s’en vont en prolongation ! Alors, je rigole et je mets ma tuque pour encourager les Jets (même si je prenais pour les Giants dans leurs 2 victoires au Superbowl contre Satan les Patriots)…  les Jets font un placement… mais les Giants répliquent, s’approchent  de la zone des buts pour tenter un à leur tour… Et là, je me dis : « les Giants ne réussiront pas, car ma Tuque magique va les en empêcher »… vous savez quoi ? Le botteur a manqué son placement de genre 11 verges, un miracle, je vous dis ! Tout ça grâce à ma tuque magique (et oui !).

Comme on est dimanche, un autre match suit, Les Patriots affrontent les Eagles qui supposément n’ont aucune chance… alors je me dis « je garde la tuque, car… Fuck les Patriots ! Go Jets ! »… vous savez quoi ? Les Eagles ont bitchslappé Tom Brady et sa bande 5035-28 ! Les Banwagonners de supposés fans des Pats vont me dire : « ben là, l’gros Gronk y’était blessé »… Non je vous dis, la tuque… la tuque magique des Jets a fait a son oeuvre !

La saison de Jets a viré de bord depuis que je suis propriétaire de cette tuque… Mais bon, je ne suis pas la NFL très intensément…c’est plutôt un bruit de fond de mes dimanches après-midi, alors que je révise du  Spinoza pour me détendre… Sauf que, dimanche passé c’était différent… J’ouvre la télé et là… les Jets affrontent les Patriots ! Oh Shit, je me dis ! Vous pouvez croire que j’ai enfoncé ma Tuque solide sur ma caboche… Ça allait bien pour les Jets, mais devant de tels disciples du côté obscur de la force, je me devais d’invoquer des esprits si puissants que même les maléfiques subterfuges de Bill Bellichik ne pourraient faire effet… C’est alors que je me suis mis à écouter non-stop Enter the Wu-Tang – The 36 chambers…  Ze Album !  Les Pats n’y pouvaient rien… euh..rien… sauf vers la fin du match où ils ont fait une remontée pour créer l’égalité, mais c’était à cause que je suis allé voir le nouveau matériel du mythique groupe de Rap, l’univers ne voulait entendre que les vieux succès…

Je vous jure que résonnais dans mes oreilles « Wu-Tang Clan ain’t notin’ to Fuck wit… » lorsque les Patriots se sont fourvoyés alors du tirage au sort et ont dû botter le ballon aux Jets qui n’en demandait pas tant… La Tuque magique amplifiée par le pouvoir de Wu-Tang embrouillant l’esprit des joueurs de la Nouvelle-Angleterre. Ensuite, 4 jeux faciles, touchés des Jets, victoire de 26-20 !

La Foi du Partisan

Vous savez, il y a des clubs dont on ne choisit pas de devenir des partisans, ce sont eux qui nous choisissent. Durant toutes ces années, je n’ai jamais eux de clubs dans la NFL, j’ai butiné d’un club à l’autre sans trop de ferveur… Je prenais même pour les Pats, au début, avant que j’apprenne que ce sont tous de sales tricheurs.

Je crois que le destin m’a amené au Jets. Ouf !  Que de rêves brisés et de moment de douleurs à l’horizon.  Car les Jets ne sont pas comme les Jaguars, où ont s’attend à ce qu’ils perdent lamentablement… où comme les Chiefs ou les Panthers qui finissent par avoir des regains de vie pour redonner espoir à leurs fans.  Les Jets sont abonnés au « moyen-mauvais »… à la mince lueur d’espoir, ils finissent par décevoir… Et personne ne croient en eux, c’est en quelque sorte le running gag de la NFL… Prendre pour les Jets, c’est avoir Foi en l’impossible.

Mais les Jets ont déjà réussi l’impossible et ce sont même eux qui ont changé l’Histoire de la NFL à tout jamais.  Car voyez-vous apparent le football professionnel aux États-Unis comprenait deux ligues la NFL, digne monument à la tradition qui jouait à la télévision en noir et blanc, face à  la jeune et fougueuse AFL qui elle était en couleurs… La NFL c’était la ligue des vieux et des joueurs robustes qui faisait des courses de 5 verges dans la boue; la AFL était plutôt la ligue avec pleins de joueurs noirs faisaient des passes de 45 verges, des jeux truqués et des retours de bottés de 102 verges.  Pour départager les deux ligues (et faire en même temps un gros paquet d’Argent) ont avait créé le Superbowl où devait s’affronter les champions des deux ligues.  Tous les experts voyaient en la AFL un ligue inférieure, et les des 2 premiers Superbowl leurs avaient donné raison.  Tous prévoyaient également un résultat similaire lors du Superbowl III où devaient s’affronter les puissants Colts de Baltimore aux Jets de New York.  Pour vous dire, on s’attendait tellement à ce que les Colts gagnent que les preneurs aux livres avaient mis les Colts gagnant par 18 points ! Frustrés de se voir ainsi négligé par tout le monde, le quart des Jets, Joe Namath, a garanti la victoire de son équipe trois jours avant le match…

Les Jets ont remporté le Superbowl III 16-7, le seul qu’ils aient jamais gagné. Les deux ligues fusionneront deux ans plus tard, maintenant que tous sont convaincus de la parité entre celles-ci. Grâce à cette victoire des Jets, la tradition du Superbowl est enclenchée… Un seul Superbowl, rien que cela, mais ce fut le plus important, celui dont tout le monde parle et dont on parlera encore dans 100 ans…