Austin pas une belle game…

Samedi passé c’était la fête ma mère, alors j’ai manqué les quinze premières minutes de la partie du Club de Foot MTL contre le Austin. Vous savez, une mère c’est important, assez pour manquer 15 minutes d’un match de championnat MLS. Bien heureux d’avoir pu souligner l’anniversaire de ma mère lors d’un beau souper en famille.

Ç’a été un match chaudement disputé, avec de bien belles choses, surtout des joueurs formés au club… L’alignement un peu rafistolé pour cause de blessures n’a pas dérapé lors de la première heure de jeu et créait même quelques belles chances de marquer… La fin a été moins belle, alors que la blessure du défenseur central qui n’est pas vraiment un défenseur central, Samuel Piette, jouant à cette position, car tous les autres défenseurs centraux étaient blessés, à fait effondrer le château de cartes qui était le plan de match du CF, déjà pas super bien assemblé au départ… 

Les changements d’Austin ont-ils vraiment fait la différence? La formation montréalaise, constituée principalement de transplantés, éloignés de leurs rôles de prédilections, ne pouvait offrir malheureusement qu’une résistance diminuée. Entré dans le dernier quart, l’ancien porte-couleur du Bleu-blanc-noir, Max Urruti, n’en demandait pas tant pour nous faire une reprise de sa revanche de l’année dernière, en nous plantant un but dans les dernières minutes. Celui qui était incapable de finir avec nous, nous a finis deux fois plutôt qu’une. L’ironie est si grande que même les scénaristes hollywoodiens n’auraient pu l’écrire… 

Les joueurs ne devraient pas trop s’en mettre sur les épaules, cette défaite n’est, dans les faits, que le produit de la préparation trop intensive de l’entraîneur et du manque de solutions de rechange offertes par le directeur technique. Avoir les bons joueurs aux bonnes places n’est pas un luxe, c’est pas mal la base… surtout en début de saison. 

Y’en n’aura pas de facile… surtout quand les décideurs ne se facilitent pas la tâche.

Un début de saison écrit tout croche sur le coin d’une table

En résumé, c’était brouillon. Rien de dépaysant toutefois pour les supporteurs de la première heure de l’Impact. Une déception généralisée qui n’est que le reflet d’un entre-saison n’ayant qu’amenuisé l’enthousiasme de la population, malheureusement au plus haut après une saison de rêve.

Au premier abord, un entraîneur apprécié qui quitte pour un rival de division pour cause de mésentente avec le propriétaire, devant supposément s’éloigner au plus possible du vestiaire. Chassez le naturel, il revient au galop pour engueuler les joueurs après une horrible défaite contre la pire équipe du circuit. Les plus fefans diront que cette altercation fut salvatrice voyant les résultats de l’équipe pour la suite de la saison. Quand le finaliste au titre d’entraineur de l’année quitte sans demander merci, il faut avoir bu du kool-aid assez corsé pour y voir quelque chose de positif. 

Mais bon, on ne s’entendait pas à grand-chose côté sportif, pour le premier match de la saison. Un nouvel entraîneur, donc qui n’a pas une connaissance profonde de son effectif et devant faire ce qu’il peut avec quelques pièces manquantes. C’est un premier match, on ne peut pas vraiment critiquer le côté technique. De tout sport, dans toutes les ligues, le début de saison c’est toujours tout croche.. Sportivement, le match avait l’air d’une ligue de bière, avec un Miami qui semblait mieux organisé, même si ce n’était pas super bien organisé. Les buts des adversaires ne passeront pas dans les faits saillants de la semaine, les arrêts devant les Montréalais pourraient peut-être y figurer. 

En parlant d’organisation foireuse, que dire de la diffusion d’Apple TV+… On parle un peu partout de représentativité, notre belle société distincte a eu droit un produit tout aussi décevant que le Club de Foot sur le terrain. On nous accueille avec une belle demi-heure d’avant-match de Speak White, suivi d’une description digne d’un match préparatoire contre les Rowdies, les enfants dévalant la côte en moins. Le son était pénible, le descripteur et le commentateur faisant de leur mieux; mais vu l’alignement qu’Apple a engagé, on se demandait pourquoi on nous avait envoyé l’équipe C en début de saison. Le produit qu’Apple nous sert n’est pas pour nous; c’est pour les Yankees, les sauvageons du Nord n’auront qu’à se contenter de leur petit pain…

J’ai regardé le match sur mon téléphone, visuellement c’était aussi confus que dans nos oreilles. N’ayant pas encore de nouveau maillot principal les Impacts étaient obligés d’aborder leurs chandails gris, motif comptoir de cuisine en marbre. Malheureusement pour mon daltonisme, le Miami arborait le rose «bachelorette party». Partout, les ratés de l’entre-saison se révélaient plus facilement que les bons coups. 

Espérons que ça sera mieux la semaine prochaine…