On a fait la vague hier, les partisans sont incroyables. 

On a fait la vague hier, les partisans sont incroyables. 

Sur le terrain, les joueurs cherchaient des solutions. À leur place, j’aurai été tout autant affecté par cette suite d’illogismes administratifs qui rendraient n’importe quel fefan moyen complètement déprimé. Pourtant, le stade grondait toujours, comme lors d’une grande victoire. 

Un stade trop petit, disent les bonzes de cette ligue américaine dans leurs grandes tours de verre vides. Un stade avec le nom d’un propriétaire qui ne semble dorénavant s’intéresser à que nom soit collé dessus. Tout le reste de ce stade est parti en guerre contre lui, non pas pour le faire dégager, mais pour qu’il se réveille, du moins, qu’il réveille ses millions dormant à l’abri.

Ce n’est pas les clinquants millionnaires et les comptes de compagnies dans les rouges du centre Bell qui viennent dans ce petit stade. Dans ce petit stade, situé sans un quartier de «petit monde,  regardé de haut par les sycophantes de la Major League, arrivent des gens dont le quotidien peut être tout aussi difficile que les derniers mois subit par les joueurs. Ce sont les 19 000 places réservées souvent pour la frange de cette «belle société», appauvrie par des rhéteurs bon marché la province incorporée, ayant à leur tête un chef déboussolé, voulant tester l’allégeance de ceux se sentant déjà chez eux. 

Des Québécois, dans cette petite équipe, dans ce petit stade, il y en a de toutes les sortes. Ils sont aussi tricotés serré que les ceintures fléchées de nos patriotes, mais le tissu s’est dénoué un peu ces dernières semaines… En grande partie, car on n’a pas voulu donner sa juste valeur à un gars de chez nous, un des meilleurs de l’équipe. Des gens n’étant pas appréciés à leur juste valeur, car il détonne dans le ton beige de notre supposée culture commune, ce n’est pas cela qui manque dans ce petit stade.

On est chez nous, là, dans ce stade vibrant tout autant que les grands stades. C’est le nous de tout le monde, petit ou grand. Dans le stade, tout le monde est invité, tout le monde peut participer, tout le monde fait la vague , mais l’équipe ne semble pas vouloir gagner. 

Il nous faudrait un club à l’image de ceux qui faisaient la vague samedi. De partout, à la même place, pour un même but. Si le propriétaire nous considère comme des moins que rien, ne méritant même pas un investissement moyen, pour se retrouver dans la moyenne, qu’il nous le dise et on ira ailleurs.

Mais pour aller où? Nulle part, on ne veut parler de nous, la composition de la vague ne reflète pas les quelques arpents de neige sur lesquels on nous a tant contenus. Il faudrait néanmoins se contenter de peu, d’un petit pain, d’un petit salaire et d’une petite équipe qui en arrache année après année.

Car il n’y a rien de grand à se replier sur nos petites affaires, à n’être restreint à pas grand-chose et à se contenter de peu. Le stade est peut-être petit, mais ce qu’il contient est immense, car il n’a pas de fin, il vient de partout; il est infini, mais ne fait qu’un. Il n’a qu’un but: vaincre; afin de devenir quelque chose de grand.

Alors, si nous sommes quelque chose comme un grand peuple, il nous faudrait, du moins, quelque chose comme une grande équipe.

Qui veut acheter le CF Montréal?

Le CF Montréal  a récemment traversé bien des tumultes. La dernière saison s’est soldée par une absence des séries, une déception d’autant plus grande que l’équipe a dû affronter son ancien entraîneur et son Crew de Columbus, dont la place était assurée, lors du dernier match de la saison. Une douce revanche pour Wilfred Nancy qui a sonné le glas de son successeur, Hernan Losada, à la barre du Bleu-Blanc-Noir. Cependant, derrière les problèmes sportifs se cachent des défis structurels, sont surtout le manque d’investissement dans le fonctionnement normal des opérations.

Une fondation tout de même solide

Le principal point à considérer est que le CF Montréal est l’équipe professionnelle la moins chère en Amérique du Nord, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Sa valeur actuelle, étant estimée à 390 millions de dollars, représente une véritable aubaine pour tout investisseur. L’équipe dispose d’un potentiel sportif intéressant, des installations de qualité, une académie bien établie, et une base de supporters fidèles. 

Malgré l’échec sportif, l’équipe s’est battue pour une place en séries tout au long de l’année, ratant son objectif de peu, par une victoire in extremis d’un adversaire New-Yorkais. Son centre d’entrainement est de grande qualité, ayant été même utilisé dans le passé par le Réal Madrid, lors d’une partie de son camp d’entrainement. L’Académie de son côté fournit plus de joueurs d’impacts que les transactions intra-MLS ou les signatures à l’étranger. Malgré l’Absence de supers vedettes ou de grands succès, le Saputo était presque toujours à guichets fermés. Rien qui démontre une organisation en déroute.

Une société distincte 

De plus, le CF Montréal possède un atout unique en Amérique du Nord : un véritable monopole national. Cela va au-delà du simple nationalisme symbolisé par le maillot bleu avec une fleur de lys au milieu du blason. Ce club a non seulement le contrôle sur le développement d’un territoire, mais également d’une communauté qui se bat pour sauvegarder son identité. Le nationalisme ce n’est pas seulement pour les réactionnaires habillés en bruns qui ont peur des étrangers, c’est lavant tout le désir de former une communauté avec un projet politique commun et la volonté de perdurer dans le temps. 

Les résultats sont déjà au rendez-vous, avec plusieurs nouveaux joueurs formés au club, qui ne sont pas seulement titulaires, mais également de futures vedettes de l’équipe première. Avec une telle distinction, le marketing et les communications d’une telle organisation sportive devraient s’écrire tout seuls. 

Des dépenses courantes malheureusement inexistantes 

Pour que le club atteigne son plein potentiel, il a besoin d’investissements dans plusieurs domaines. La création d’une équipe MLS NextPro, l’acquisition de joueurs désignés pour renforcer le projet, l’amélioration du budget dédié aux communications, et éventuellement un nouveau stade, sont des aspects à considérer. La plupart de ces dépenses, toutefois, correspondent aux investissements standard effectués par d’autres équipes de la MLS pour garantir une organisation de qualité, ce qui signifie qu’elles ne devraient pas bouleverser considérablement le plan d’affaires d’un nouveau propriétaire.

Ainsi, le CF Montréal offre une opportunité unique à un investisseur qui souhaite s’engager dans le monde du soccer professionnel tout en participant à la croissance d’une communauté sportive nationale. Avec un projet bien conçu et les investissements appropriés, l’équipe pourrait retrouver sa gloire passée et devenir un acteur majeur sur la scène du soccer nord-américain.

Les seuls ayant à perdre ici, seraient les propriétaires actuels qui vendraient un succès assuré pour une bouchée de pain. 

Avoir 40 ans

Je n’étais pas au stade olympique et je n’ai pas regardé le match à la maison. Quoi! Moi, manquer une partie des impacts, soirée de retour a la maison par-dessus le marché? Et oui, mais j’avais une bonne raison: je faisais mon entrée dans le club des vieux croûtons, je soulignais mon quarantième anniversaire de naissance.

De toute façon, pensai-je, le stade n’est qu’un tombeau de béton où l’ambiance va mourir avant de ressusciter au printemps avec le premier match au stade Saputo. 

Je peut-être manqué de sports cette semaine-là, mais l’organisation d’une fête, même assez modeste peut s’avérer un exercice ardu. Trouver une date qui satisfassent les invités, restaurant, bar, les invitations et s’assurer que tout le monde ait les bonnes informations, ça prend de la charge mentale, une chance que ma sœur s’est portée volontaire comme co-organisatrice.

J’ai commencé la festoyer tôt, car mes parents voulaient me donner mes cadeaux avant de se rendre au restaurant. Quelques verres de vino, déjà dans le système, pour calmer la nervosité et le début de la crise de la quarantaine, me donnais l’impression d’être à un avant-match au grand soleil, dans le stationnement du centre Claude-Robillard. Comme dans tout, être ponctuel est une bonne chose, surtout pour ceux devant entrer au stade olympique. Je peux me consoler en pensant que je ne me suis pas resté dehors au froid à manquer le début de la partie.

Car malgré le tapage dans le restaurant et les entrecroisements des conversations entre amis, j’ai réussi à regarder le début de la partie. Dès le départ, un but sur penalty, ça regardait bien. Mon assiette arrivant, je pouvais me concentrer à discuter avec chacun des invités.

Je n’aime pas ces gros groupes, car on n’a pas vraiment le temps de parler à tout le monde. J’aurais aimé avoir un peu plus de temps avec chacun des membres de ma famille et mes amis. J’ai quand même eu le temps de faire des promesses à plusieurs d’entre eux sur l’effet de l’alcool, toujours un signe de fiabilité… 😉

Durant le repas, j’ai consulté mon téléphone qui m’indiqua un score de 1-1. Aussi bien retourner à mes amis, ça sentait une quatrième déception de suite pour les Montréalais en gris.

Avant de quitter le restaurant, j’ai regardé une autre fois : 2-1 pour les Unions de Philadelphie! Et bien, mon intuition était juste! Comme j’ai bien fait de consacrer cette soirée à la célébration de ma propre personne.

Avant de continuer la fête au bar, j’ai remis de petites surprises à chacun des invités. Je ne dévoilerai pas la nature de celles-ci, car certains de mes camarades ne les ont pas encore reçus. C’est avec bon entrain que nous avons continué la soirée.

Comme je suis rendu vieux, la soirée ne s’est pas terminée trop tard. Très tard, mettons pour un plus de trente ans; pas vraiment tard, si on se fie à mes folles années de prime jeunesse. J’avais toutefois la tête qui tournait un peu. Quand j’ai vu le score final du match, 3-2 pour les impacts, je me suis demandé si l’alcool me jouait des tours. 

J’ai regardé les faits saillants dans mon lit, tout en m’hydratant convenablement pour ne pas avoir une gueule de bois le lendemain. J’ai quand même eu la gueule de bois le lendemain. Ça avait l’air d’un beau match… Un match historique même! Espérons que cette rencontre sera un point tournant dans la saison. 

Pour ceux qui étaient au stade, ils le considèrent sûrement comme un moment inoubliable. De mon côté, je me souviendrai de mon anniversaire avec beaucoup de gratitude, car c’est toujours important de s’entourer des gens que l’on apprécie.

Austin pas une belle game…

Samedi passé c’était la fête ma mère, alors j’ai manqué les quinze premières minutes de la partie du Club de Foot MTL contre le Austin. Vous savez, une mère c’est important, assez pour manquer 15 minutes d’un match de championnat MLS. Bien heureux d’avoir pu souligner l’anniversaire de ma mère lors d’un beau souper en famille.

Ç’a été un match chaudement disputé, avec de bien belles choses, surtout des joueurs formés au club… L’alignement un peu rafistolé pour cause de blessures n’a pas dérapé lors de la première heure de jeu et créait même quelques belles chances de marquer… La fin a été moins belle, alors que la blessure du défenseur central qui n’est pas vraiment un défenseur central, Samuel Piette, jouant à cette position, car tous les autres défenseurs centraux étaient blessés, à fait effondrer le château de cartes qui était le plan de match du CF, déjà pas super bien assemblé au départ… 

Les changements d’Austin ont-ils vraiment fait la différence? La formation montréalaise, constituée principalement de transplantés, éloignés de leurs rôles de prédilections, ne pouvait offrir malheureusement qu’une résistance diminuée. Entré dans le dernier quart, l’ancien porte-couleur du Bleu-blanc-noir, Max Urruti, n’en demandait pas tant pour nous faire une reprise de sa revanche de l’année dernière, en nous plantant un but dans les dernières minutes. Celui qui était incapable de finir avec nous, nous a finis deux fois plutôt qu’une. L’ironie est si grande que même les scénaristes hollywoodiens n’auraient pu l’écrire… 

Les joueurs ne devraient pas trop s’en mettre sur les épaules, cette défaite n’est, dans les faits, que le produit de la préparation trop intensive de l’entraîneur et du manque de solutions de rechange offertes par le directeur technique. Avoir les bons joueurs aux bonnes places n’est pas un luxe, c’est pas mal la base… surtout en début de saison. 

Y’en n’aura pas de facile… surtout quand les décideurs ne se facilitent pas la tâche.

Un début de saison écrit tout croche sur le coin d’une table

En résumé, c’était brouillon. Rien de dépaysant toutefois pour les supporteurs de la première heure de l’Impact. Une déception généralisée qui n’est que le reflet d’un entre-saison n’ayant qu’amenuisé l’enthousiasme de la population, malheureusement au plus haut après une saison de rêve.

Au premier abord, un entraîneur apprécié qui quitte pour un rival de division pour cause de mésentente avec le propriétaire, devant supposément s’éloigner au plus possible du vestiaire. Chassez le naturel, il revient au galop pour engueuler les joueurs après une horrible défaite contre la pire équipe du circuit. Les plus fefans diront que cette altercation fut salvatrice voyant les résultats de l’équipe pour la suite de la saison. Quand le finaliste au titre d’entraineur de l’année quitte sans demander merci, il faut avoir bu du kool-aid assez corsé pour y voir quelque chose de positif. 

Mais bon, on ne s’entendait pas à grand-chose côté sportif, pour le premier match de la saison. Un nouvel entraîneur, donc qui n’a pas une connaissance profonde de son effectif et devant faire ce qu’il peut avec quelques pièces manquantes. C’est un premier match, on ne peut pas vraiment critiquer le côté technique. De tout sport, dans toutes les ligues, le début de saison c’est toujours tout croche.. Sportivement, le match avait l’air d’une ligue de bière, avec un Miami qui semblait mieux organisé, même si ce n’était pas super bien organisé. Les buts des adversaires ne passeront pas dans les faits saillants de la semaine, les arrêts devant les Montréalais pourraient peut-être y figurer. 

En parlant d’organisation foireuse, que dire de la diffusion d’Apple TV+… On parle un peu partout de représentativité, notre belle société distincte a eu droit un produit tout aussi décevant que le Club de Foot sur le terrain. On nous accueille avec une belle demi-heure d’avant-match de Speak White, suivi d’une description digne d’un match préparatoire contre les Rowdies, les enfants dévalant la côte en moins. Le son était pénible, le descripteur et le commentateur faisant de leur mieux; mais vu l’alignement qu’Apple a engagé, on se demandait pourquoi on nous avait envoyé l’équipe C en début de saison. Le produit qu’Apple nous sert n’est pas pour nous; c’est pour les Yankees, les sauvageons du Nord n’auront qu’à se contenter de leur petit pain…

J’ai regardé le match sur mon téléphone, visuellement c’était aussi confus que dans nos oreilles. N’ayant pas encore de nouveau maillot principal les Impacts étaient obligés d’aborder leurs chandails gris, motif comptoir de cuisine en marbre. Malheureusement pour mon daltonisme, le Miami arborait le rose «bachelorette party». Partout, les ratés de l’entre-saison se révélaient plus facilement que les bons coups. 

Espérons que ça sera mieux la semaine prochaine…